| Vingt ans après
l'événement, J.D. a raconté lors de
son exposé à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes (V.
§ Travail du peintre),
" l'incident " qui, en 1944, le pousse à " franchir le seuil
" de l'abstraction, sans barguigner davantage :
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" La
recherche s'est poursuivie... J'ai torturé l'objet de
plus en plus pour lui faire exprimer quelque chose de plus important,
ou qui me paraissait plus important [...]
" J'ai été
amené insensiblement à rejeter le sujet, et un
beau jour, je me suis trouvé devant une peinture où
je croyais avoir représenté une cafetière.
Un ami qui passait [il s'agit d'Olivier
Le Corneur ] a regardé cette peinture et a cru y
voir un oiseau. J'ai compris alors ce qu'il y avait de
ridicule dans ma démarche, dans cette torture des objets
pour en faire autre chose. A partir de ce moment, j'ai
utilisé les formes et les couleurs pour ce qu'elles étaient,
et non en vue d'une figuration " différente ".
" J'ai franchi le seuil et
je suis entré dans l'abstraction, ou tout au moins ce
que je pensais être l'abstraction... " |
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