| Après une
première expérience menée à Paris à
l'Académie Montmartre - dont Fernand Léger est le
directeur -, J.D. accepte en 1959 un poste de professeur
à l'Akademie der bildenden Künste de Munich.
D'après le témoignage d'anciens élèves,
son enseignement, plus proche de l'initiation que du cours magistral,
relève de la maïeutique. " Ce n'était pas
un professeur classique, plutôt un guide, un conseiller, un
ami. " (Comby)
| " Auprès de Jean Deyrolle, la plupart
de ses élèves se trouvaient dans des conditions
très favorables, car ils sentaient que chez lui, la théorie
et la pratique étaient parfaitement liées.
Il s'occupait de chacun avec intensité et, si les discussions
avaient lieu en groupe, il parlait en tète à tête
à celui qu'il voyait dans une situation difficile.
" |
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En fait, J.D.
transmet, enrichie de sa propre expérience, la leçon
de rigueur et de liberté de Paul
Sérusier qui, vingt ans auparavant, l'a aidé à
trouver sa voie personnelle. Il essaye de faire découvrir
à ses élèves leurs propres moyens d'expression,
sans les influencer et sans leur imposer une doctrine quelconque.
Contrairement au reste de l'académie (où les étudiants
peignent presque toujours à la manière de leur professeur)
il y a beaucoup de tendances esthétiques dans la classe de
J.D. Pour la théorie des couleurs, il conseille l'étude
du " cercle chromatique ", cher au peintre nabi, plutôt que
les systèmes plus récents élaborés par
les théoriciens du Bauhaus, Johannes Itten ou Josef Albers.
Bref, par son enseignement, J.D. dévoile une part
essentielle du rapport du peintre à sa création :
| " L'idéal serait qu'à la fin
de leurs études, j'aie pu aider les élèves,
non seulement à devenir des techniciens de la peinture,
mais aussi des hommes si pénétrés des richesses
de la nature, si disponibles à son observation, que son
étude ne leur soit plus jamais un problème.
" [J.D. à Georges Adam,
1962]. |
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